Discours 2013

Assemblée Générale de la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Dordogne

 
 

24 juin 2013

Je suis heureux de participer à votre 2ème assemblée générale de l’année 2013.

Je vous avais réaffirmé le 25 mars dernier combien je suivais de près la mission de service public portée par la CCIChambres de commerce et d'industrie et combien j’étais attentif au rôle de relais et d’appui que doit jouer la CCIChambres de commerce et d'industrie vis-à-vis des entreprises du département, tant je suis persuadé que nous devons œuvrer ensemble au redressement de notre pays.

Cela passe bien sûr par le redressement budgétaire, qui est une nécessité impérieuse, vu l’état de nos finances publiques.

Cela passe aussi par le redressement économique et productif, afin de retrouver le chemin de la croissance et de recréer des emplois.

Pour réussir dans cette tâche, nous devons nous appuyer sur les forces vives du pays. Nous avons besoin de reconnaître où sont les talents et les compétences, et de leur donner les moyens de s’exercer pleinement.

Et pour cela, il nous faut une coopération active au service de l’intérêt commun.

C’est le sens du pacte de confiance et du contrat d’objectifs et de performances qui a été signé le 28 mai 2013 à Bercy.

Cela fait plus de 400 ans que les chambres de commerce participent au dynamisme économique de nos territoires. Leur statut d’établissements publics, leurs missions de service public sont reconnues par la loi.

Il nous faut juste bien veiller aujourd’hui à ce que l’État, les collectivités territoriales et les chambres de commerce travaillent main dans la main.

La dispersion des efforts des structures chargées du service aux entreprises se traduirait inévitablement par des surcoûts et par une perte d’efficacité et personne ne pourrait se satisfaire d’une telle situation.

C’est pourquoi le gouvernement et les CCIChambres de commerce et d'industrie de France se sont engagés dans cette démarche de contractualisation qui a abouti au texte signé le 28 mai dernier.

L’État vous accorde sa pleine confiance. Il reconnaît aux chambres de commerce leur rôle éminent de corps intermédiaires, de représentants des entreprises au niveau local, comme au niveau national.

À ce titre, vous êtes, je le redis, les interlocuteurs privilégiés de l’État et des collectivités territoriales, et les relais privilégiés des politiques publiques auprès des entreprises.

Vous l’avez encore prouvé au cours des derniers mois. Dans le cadre du pacte de compétitivité, des mesures inédites ont été prises pour soutenir l’activité économique et l’emploi. Je vous ai demandé d’aider les entreprises à s’en saisir, et vous l’avez fait, M. le Président, avec beaucoup de force.

La mesure centrale a pris effet le 1er janvier de cette année. Il s’agit bien sûr du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi. Ce crédit d’impôt doit redonner « une bouffée d’oxygène » aux entreprises pour leur permettre d’être plus compétitives, d’investir, de se développer et donc d’embaucher davantage. Il est égal à 4 % de la masse salariale en 2013 et 6 % à partir de 2014 et au-delà. C’est un dispositif pérenne qui doit durablement contribuer à la compétitivité de notre pays.

Le gouvernement a particulièrement œuvré pour que ce CICE soit facilement accessibles aux petites entreprises grâce à des modalités de calcul simples et lisibles et un mécanisme de préfinancement qui ait un effet sur leur trésorerie dès cette année. Le Président de la République a notamment souhaité que la BPI préfinance le CICE de toutes les entreprises quelle que soit leur taille à partir d’une simple attestation de leur expert-comptable.

Parce que les petites entreprises souffrent aussi d’un accès difficile aux financements bancaires, le gouvernement a veillé à ce que l’accès à BPI France soit garanti et adapté pour les TPE. Pour renforcer la trésorerie de vos entreprises, un fonds de garantie de 500 millions d’euros a également été mis à disposition des TPE et des PMEPetites et moyennes entreprises. La BPI intervient également en garantie sur de nombreux prêts consentis par le réseau bancaire traditionnel. L’année dernière ce sont plus de 400 millions d’euros de prêts qui ont été accordés. Plus de 5 000 entreprises aquitaines ont bénéficié de ce dispositif.

Le gouvernement a également souhaité agir tout particulièrement en faveur des jeunes sans qualification.

En Aquitaine, 40 000 jeunes n’ont pas le baccalauréat. Ils sont les premières victimes de la crise et de la hausse du chômage. Leur ouvrir les portes du marché du travail : c’est l’objet des emplois d’avenir.

Aujourd’hui, 266 jeunes ont pu en bénéficier en Dordogne.

Même si le secteur non marchand est le premier concerné, le secteur marchand peut également mobiliser ce dispositif : 35 % du SMICSalaire minimum interprofessionnel de croissance est pris en charge par l’État.

Le gouvernement a également souhaité agir en faveur de l’emploi des jeunes et des séniors par la mise en place des contrats de génération, qui valorisent la transmission des savoirs.

La règle est simple : si vous conservez un sénior tout en embauchant un jeune, vous bénéficiez, pendant 3 ans, d’une aide de 4 000 euros.

Nous nous sommes également engagés à renforcer l’efficacité de l’action publique et à simplifier les démarches administratives des entreprises. Le Premier Ministre a invité tous les ministres et tous les préfets à privilégier une interprétation facilitatrice des normes et j’ai personnellement demandé à tous mes services de s’inscrire dans cette logique du nécessaire et d’épargner le superflu qui coûte cher à la fois aux entreprises et à l’État.

Au vu de l’enjeu pour notre économie de cette démarche, je vous invite à me signaler tous les cas où il vous semble que ce principe n’est pas appliqué dans notre département pour me permettre d’intervenir.

M. le Président, le pacte de confiance confirme que vos missions sont des missions de service public.

La première, c’est le soutien à la création et au développement d’entreprises.

La deuxième, c’est l’accompagnement des mutations économiques, l’aide à l’internationalisation à la formation initiale et continue des travailleurs.

Comme tous les organismes publics, les chambres de commerce vont prendre part à l’effort de modernisation de l’action publique (MAP) engagé par le gouvernement.

Je rappelle que l’objet de la MAP ce n’est pas de tailler indistinctement dans les dépenses, même si des efforts budgétaires sont indispensables.

L’objet de la MAP, c’est de répondre plus efficacement aux besoins des Français. Chaque euro dépensé doit être dépensé utilement.

Vous allez donc participer à deux processus essentiels que sont la revue des aides aux entreprises et la revue de l’accompagnement à l’internationalisation des entreprises.

En conclusion, je veux vous redire combien je suis persuadé que votre ancrage territorial est un atout maître pour accomplir votre mission.

Confiance, engagement, coopération, efficacité, ce sont les mots qui doivent résumer le pacte dans lequel nous nous sommes engagés, État et CCIChambres de commerce et d'industrie de France.

Pour ma part, je note avec satisfaction que cet état d’esprit est déjà bien réel en Dordogne.