Discours 2013

28 novembre 2013 - Pose de la première pierre de l’école élémentaire de la Cité - Périgueux

 
 

Seul le prononcé fait foi

Monsieur le Maire, c’est un plaisir renouvelé d’être aujourd’hui à vos côtés pour la pose de la première pierre de l’école élémentaire de la Cité.

 Il y a quelques semaines déjà, nous inaugurions l’école maternelle de la Cité, et j’avais constaté la qualité des travaux réalisés et le cadre convivial, fonctionnel et ludique qu’offrait cette nouvelle école.

 Plus récemment, je posais la première pierre du pôle socioculturel de Gour de l’Arche et je signais avec vous la charte éco-quartier du grand quartier de la gare. Ces projets montrent la volonté des pouvoirs publics de consolider les liens sociaux et intergénérationnels dans une collectivité comme Périgueux aujourd’hui en pleine mutation.

 Cette inauguration marque un moment important pour la ville et pour ses habitants. J’en ai pleinement conscience.

 C’est pour les enfants, pour leurs parents et pour leurs professeurs qu’est engagé ce programme de réhabilitation et de rénovation du parc immobilier des écoles publiques dont vous avez la charge, M. le Maire.

C’est dans ce cadre que vous avez aménagé et entretenu les bâtiments scolaires existants, et procédé également à la construction intégrale de nouvelles écoles, comme celle qui verra le jour ici, et qui a nécessité un investissement important de près de 3 millions d’euros.

 Cette nouvelle école recevra 180 enfants répartis dans 6 classes.

 Le bâtiment permettra à toute personne à mobilité réduite d’accéder aux classes et aux annexes. C’est un point important que je tiens à souligner.

 Je suis sûr que cette réalisation attendue de tous offrira un lieu de travail de qualité pour les professeurs, le personnel et nos enfants.

 Je vous renouvelle mes félicitations pour l’engagement que vous portez auprès des jeunes générations. La pierre que nous posons aujourd’hui  symbolise la priorité que nous devons donner à la jeunesse et à son éducation.

 Mesdames et Messieurs, les conditions et la qualité du travail éducatif sont les priorités du Gouvernement et du Ministre de l’éducation nationale Vincent PEILLON. Car c’est à l’école primaire que tout se joue pour nos enfants.

 Au niveau national, je veux rappeler que près de 20% de nos enfants échouent dès le stade de l’école primaire, ce qui représente 150 000 enfants par an. C’est un chiffre considérable qui révèle une situation que l’on ne peut plus tolérer.

 Pour faire face à ce phénomène, une refonte de l’école était nécessaire.

 Et cette refonte passe notamment par la mise en place des nouveaux rythmes scolaires qui doivent justement permettre de mieux prévenir la difficulté scolaire et de tenter d’y remédier le plus rapidement possible.

 Je connais les quelques inquiétudes de certains sur la mise en œuvre de ces rythmes scolaires. Je voudrais rappeler les objectifs qui président à la réforme et les efforts considérables réalisés par les collectivités et les équipes pédagogiques.

 La réforme des rythmes scolaires a un but clair et partagé : l’épanouissement et le bien-être des enfants, et elle repose sur un principe simple: mettre les volontés et les ressources locales au service d’une véritable ambition éducative partagée pour tous les jeunes.  

 En Dordogne, 122 communes se sont déjà engagées dans ce nouveau dispositif soit 50% des élèves du département.

 Dans ces communes, la dynamique partenariale s’opère entre l’Etat, les collectivités et les établissements scolaires.

 A Périgueux, grâce à la mutualisation des volontés et des ressources locales, la ville a pu mettre en place ces nouveaux rythmes scolaires dès cette année avec un projet d’actions éducatives dans des domaines aussi variés que la citoyenneté, le sport, l’environnement, le patrimoine, la culture et les arts.

 Nous savons bien sûr que pour certaines communes la définition d’un projet éducatif idéal peut prendre du temps. L’important est de s’engager dans une organisation la plus équilibrée possible et de la parfaire au fil du temps.

 Je connais bien sûr les difficultés qui ont pu exister dans le démarrage de cette réforme, l’organisation demandée aux parents, les coûts supportés par les collectivités.

 Mais, j’ai eu l’occasion déjà de le dire, nous sommes convaincus que cette réforme constitue une avancée considérable pour la reconnaissance de la place et du rôle du périscolaire dans l’éducation de nos enfants.

 Au niveau national, un premier bilan a pu être dressé. Il en ressort que cette nouvelle organisation des rythmes scolaires se déroule sans difficulté pour 93% des communes. C’est encourageant.

 Nous devons continuer à accompagner les communes et les établissements dans la mise en place de cette réforme. C’est pourquoi le Gouvernement a décidé de proroger le fonds d’amorçage pour la rentrée scolaire de 2014-2015. Nous pouvons aussi continuer à nous appuyer sur les 850 millions d’euros dédiés dans le cadre de la convention d’objectifs et de gestion signée entre l’Etat et la Caisse nationale d’allocations familiales pour la période 2013-2017.

 C’est un investissement que nous devons à nos enfants.

 Mesdames et messieurs, l’école reste aujourd’hui le ciment de notre République. L’école offre aux enfants l’opportunité d’acquérir le sens des valeurs républicaines et humanistes, les savoirs et le savoir-vivre en société, afin de leur permettre de construire leur avenir personnel et professionnel.

 La scolarisation permet à chacun d’être reconnu et dès le plus jeune âge de s’insérer dans notre société.

 Car l’école, c’est l’apprentissage de la diversité, le lieu où l’on apprend l’esprit de partage qui est au fondement de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion sociale.

 Afin de répondre à ces objectifs et aux attentes des parents, des professeurs et des élèves, chaque collectivité a la charge comme ici de mettre à disposition des établissements de bonne facture et suffisamment bien adaptés aux besoins.

 Le Ministre de l’Education nationale, Vincent PEILLON, l’a rappelé cette semaine à l’occasion du lancement de la campagne « agir contre le harcèlement à l’Ecole » : « l’Ecole refondée que j’appelle de mes vœux doit être une Ecole bienveillante ». Or les chiffres publiés récemment par le Gouvernement nous montrent que 10% des écoliers sont victimes de harcèlement. Ce sont 3 enfants dans chaque classe.

 La meilleure façon de lutter contre ces dérives violentes est de briser la loi du silence. Pour cela, nous devons tous, demain encore plus qu’hier et aujourd’hui, être à l’écoute de notre jeunesse.

 Je n’ai aucun doute sur le fait que cette école de la cité, une fois achevée, sera ce lieu d’épanouissement, de solidarité, de fraternité et ce vecteur de réussite que nous souhaitons tous pour nos enfants.

 Je vous remercie de votre attention.