Discours 2013

2 décembre 2013 - Inauguration du Groupe Scolaire François COLLAS à Mussidan

 
 
Seul le prononcé fait foi

 Monsieur le Maire, c’est un plaisir d’être aujourd’hui à vos côtés pour inaugurer le nouveau groupe scolaire de Mussidan.

 J’ai pleinement conscience que cette inauguration est un moment important pour la commune et pour ses habitants.

 C’est pour les écoliers de Mussidan, pour leurs parents et pour leurs professeurs, que vous avez souhaité, M. le Maire, inscrire dans vos priorités la restructuration générale de l'établissement François Collas.

 Vous m’avez rappelé que les bâtiments de ce groupe scolaire n'avaient pas fait l'objet de travaux importants depuis 1995.

 Il était important de rénover l’ancienne structure pour répondre aux besoins des élèves et des équipes enseignantes et répondre aux souhaits des parents de voir leurs enfants travailler dans des bâtiments conformes aux nouvelles normes de confort, d'accessibilité et d'hygiène.

 Et je suis sûr que cette réalisation attendue de tous offre aujourd’hui ce lieu de travail de qualité pour les professeurs, le personnel et nos enfants.

 Monsieur le Maire, je vous renouvelle mes félicitations pour l’engagement que vous portez auprès de nos jeunes générations.

 Mesdames et Messieurs, les conditions et la qualité du travail éducatif en primaire font partie des priorités du Gouvernement et du Ministre de l’Education nationale Vincent PEILLON. Car c’est à l’école primaire que tout se joue pour nos enfants.

 Au niveau national, je veux rappeler que près de 20% de nos enfants échouent dès le stade de l’école primaire, ce qui représente 150 000 enfants par an. C’est un chiffre considérable qui révèle une situation que l’on ne peut plus tolérer.

 Pour faire face à ce phénomène, il fallait des moyens humains bien sûr. Ce sont ainsi plus de 3350 postes d’enseignants supplémentaires qui auront été affectés au primaire en 2013. Ils s’ajoutent aux 1000 postes de professeur des écoles créés en urgence dès la rentrée 2012.

 Mais il fallait aussi une refonte de l’école. Et cette refonte passe notamment par la mise en place des nouveaux rythmes scolaires pour permettre justement de mieux prévenir les difficultés scolaires et d’y remédier le plus rapidement possible.

 Je connais les quelques inquiétudes de certains sur la mise en œuvre de ces rythmes scolaires. Je veux donc rappeler les objectifs qui président à cette réforme et les efforts considérables réalisés par les collectivités et les équipes pédagogiques.

 La réforme des rythmes scolaires a un but clair et partagé : l’épanouissement et le bien-être des enfants, et elle repose sur un principe simple : mettre les volontés et les ressources locales au service d’une véritable ambition éducative partagée pour tous les jeunes. 

 En Dordogne, 122 communes se sont déjà engagées dans ce nouveau dispositif au profit de 50% des élèves du département.

 Dans ces communes, la dynamique partenariale s’opère entre l’Etat, les collectivités et les établissements scolaires.

 Nous savons bien sûr que pour certaines communes la définition d’un projet éducatif idéal peut prendre du temps. L’important est de s’engager dans une organisation la plus équilibrée possible et de parfaire les choses au fil du temps.

 Je n’ignore pas les difficultés qui ont pu exister dans le démarrage de cette réforme, l’organisation demandée aux parents, les coûts supportés par les collectivités.

 Mais, j’ai eu l’occasion déjà de le dire, nous sommes convaincus que cette réforme constitue une avancée considérable pour la reconnaissance de la place et du rôle du périscolaire dans l’éducation de nos enfants.

 Au niveau national, un premier bilan a pu être dressé. Il en ressort que cette nouvelle organisation des rythmes scolaires se déroule sans difficulté pour 93% des communes. C’est encourageant.

 Nous devons continuer à accompagner les communes et les établissements dans la mise en place de cette réforme. C’est pourquoi le Gouvernement a décidé de proroger le fonds d’amorçage pour la rentrée scolaire de 2014-2015. Nous pouvons continuer à nous appuyer sur les 850 millions d’euros dédiés dans le cadre de la convention d’objectifs et de gestion signée entre l’Etat et la Caisse nationale d’allocations familiales pour la période 2013-2017.

 C’est un investissement que nous devons à nos enfants.

 Mesdames et Messieurs, l’école reste aujourd’hui le ciment de notre République. L’école offre aux enfants l’opportunité d’acquérir des valeurs, des savoirs, des langages et des pratiques, afin de leur permettre de construire leur avenir personnel et professionnel.

 La scolarisation permet à chacun d’être reconnu et dès le plus jeune âge de s’insérer dans notre société.

 C’est donc un défi important pour nous tous que de faire de l’école le lieu où l’on apprend au quotidien cet esprit de partage qui est au coeur de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion sociale.

 En conclusion, je rappelle que le gouvernement a lancé la semaine dernière la campagne « agir contre le harcèlement à l’Ecole ». Les chiffres publiés récemment par le Gouvernement nous montrent en effet que 10% des écoliers sont victimes de harcèlement. Ce sont 3 enfants dans chaque classe.

 La meilleure façon de lutter contre ces dérives est bien sûr de briser la loi du silence en étant tous, demain encore plus qu’hier et aujourd’hui, à l’écoute de notre jeunesse.

 Pour ma part, je n’ai aucun doute sur le fait que ce groupe scolaire de Mussidan sera ce lieu d’épanouissement, de solidarité, de fraternité et ce vecteur de réussite que nous souhaitons tous pour nos enfants.

 Je vous remercie de votre attention.