Deux roues motorisées

" Deux roues motorisés, attention fragile "

 
 
" Deux roues motorisés, attention fragile "

Sur un deux-roues on est plus fragile, le danger c’est de l’oublier !...

La sécurité des deux-roues à moteur
Le deux-roues est le moyen de transport le plus dangereux, et son conducteur l’usager le plus vulnérable. Si pour améliorer cette situation, une prise de conscience collective est nécessaire, la part de responsabilité individuelle des conducteurs de deux-roues est indispensable. Le respect des règles et de quelques préconisations de conduite pourrait sauver bien des vies.
La formation et l’apprentissage
Les deux-roues à moteur se distinguent des autres véhicules motorisés de la voirie (véhicule de tourisme, etc.) par certaines particularités, qui imposent une formation et un apprentissage spécifique. En premier lieu, les difficultés relevant de la dynamique et du contrôle de l’équilibre du deux-roues offrent des capacités d’accélération importantes, et simultanément réduisent les possibilités de freinage ainsi que la maniabilité de l’engin. De plus, l’expérience, de la conduite et d’un modèle particulier de véhicule, de même que la prise de conscience des problèmes de visibilité des automobilistes sont des éléments qui nécessitent un apprentissage préalable à la conduite.
Compte tenu de ces caractéristiques, les pouvoirs publics ont veillé à ce que tout usager de deux-roues motorisé bénéficie d’une formation adaptée au véhicule utilisé, et ce dès le plus jeune âge.
Pour pouvoir conduire un cyclomoteur dès 14 ans, les jeunes (nés après le 1er janvier 1988) doivent obtenir le Brevet de sécurité routière (BSR). Pour cela :
- ils doivent tout d’abord obtenir l’Attestation scolaire de sécurité routière de premier niveau (ASSR 1) : un examen théorique qui permet de vérifier les connaissances de sécurité routière et se passe au collège en classe de 5ème ;
- ils suivent ensuite une formation pratique obligatoire, qui complète l’ASSR 1. Depuis le 1er septembre 2004, cette formation a été portée de 3 à 5 heures.
La conduite d’une motocyclette est subordonnée à l’obtention d’un permis de conduire de catégorie A (ensemble des motocyclettes) ou A1 (motocyclettes légères). La catégorie A s’acquiert de deux manières possibles :
- L’accès progressif est accessible dès 18 ans, et concerne les motocyclettes MTT1 (puissance maximum de 25 kilowatts / 34 chevaux) dont le rapport puissance / poids est inférieur ou égal à 0,16 kilowatt par kilogramme. Après une expérience de deux années de conduite, il est permis de conduire toutes les motocyclettes (accès direct).
- L’accès direct est accessible à partir de 21 ans, et concerne les motocyclettes MTT2 (puissance maximum de 73, 6 kilowatts / 100 chevaux).
La catégorie A1 est accessible dès 16 ans, et concerne les motocyclettes légères (MTL) dont la cylindrée est d’au plus 125 cm3 et la puissance maximum de 11 kilowatts (15 chevaux). En revanche, après deux ans d’ancienneté du permis, les titulaires du permis de catégorie B peuvent eux aussi accéder directement à la conduite des motocyclettes légères.

Un rappel des règles de conduite
En tant qu’usager de la route, les motocyclistes sont assujettis aux même règles générales de conduite que les autres conducteurs. L’article R412-24 du Code de la route précise que sur les routes à sens unique et à plus de deux voies, lorsque la circulation (en raison de sa densité notamment) s’établit en file continue sur toutes les voies, tous les conducteurs doivent rester dans leur file.
En revanche, certaines règles sont plus spécifiques aux deux-roues motorisés. Depuis le 26 août 1975, les motocyclettes (à l’exception des légères et des cyclomoteurs) doivent circuler avec leurs feux de croisement allumés en permanence pour s’assurer d’une meilleure visibilité auprès des autres usagers. De plus, le port d’un casque homologué est obligatoire pour tout conducteur et/ou passager (depuis janvier 1985).
Par ailleurs, depuis le 1er juillet 2004, l’immatriculation des cyclomoteurs neufs est obligatoire pour assurer un meilleur contrôle et réduire le nombre de vols.
Le transport de passagers est autorisé si le véhicule est équipé pour cet usage (selle adaptée, reposes pieds, poignées) mais surtout si la carte grise ou, à défaut, le certificat de conformité (pour les cyclomoteurs non immatriculés) stipule cette possibilité. Par ailleurs, le transport d’un enfant de moins de cinq ans n’est autorisé que dans un siège spécifique et, celui d’un enfant plus âgé que si ses pieds atteignent les repose-pieds.

L’équipement
Contrairement à l’automobiliste, le conducteur de deux-roues n’est pas protégé par un habitacle. En cas d’accident, il est directement au contact de l’élément avec lequel il entre en collision (automobile, arbre, mur, etc.) et des composantes environnementales qu’il rencontre dans sa chute (gravillons, bitume, etc.). Aussi, un équipement adapté est fortement conseillé pour permettre d’atténuer les conséquences des chocs et d’assurer une meilleure sécurité de tous les conducteurs de deux-roues motorisés.
Le port du casque est obligatoire, pourtant encore 6 % de l’ensemble des conducteurs de deux-roues circulent sans casque. Le casque doit être homologué (étiquette blanche E, norme européenne), de préférence « intégral » pour une protection optimale, et toujours être convenablement attaché et ajusté, sans couvre-chef intermédiaire. Après un choc, il est bien sûr impératif de remplacer le casque et, de façon plus générale, environ tous les cinq ou sept ans.
Malgré cela, le port correct d’un équipement adapté chez les utilisateurs de 50 cm3 et leurs passagers se raréfie dans des proportions alarmantes : 52 % des utilisateurs de 50 cm3 ne portent pas correctement leur casque. En revanche, pour les conducteurs de grosses cylindrées, le port correct d’un casque adapté est acceptable, même si l’adhésion est plus problématique pour les autres éléments de sécurité.
Le port d’un équipement vestimentaire solide est aussi vigoureusement recommandé pour éviter les brûlures en cas de chute. S’il est essentiel de se protéger au niveau des mains et des pieds, le port d’un blouson et de pantalons adaptés, si possible avec des bandes réfléchissantes pour la nuit, est aussi conseillé.

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